Chirurgie du Visage

visage

1) Rajeunir :

  • le cou et l’ovale du visage par le lifting cervico-facial: il permet de retendre le cou, reconstituer l’ovale du visage et de rajeunir les joues.
  • le regard par la blépharoplastie : elle permet de supprimer les poches, d’enlever les excès de peau qui alourdissent les paupières et de traiter les creux de cernes.
  • et Repositionner des sourcils tombant par un lifting temporo-frontal ou un lifting de la queue du sourcil .

2) Modifier la forme du nez par la Rhinoplastie :

  • Elle permet le remodelage d’une partie ou de la totalité du nez .Elle peut traiter en même temps un problème de respiration par le nez.

3) Recoller des oreilles décollées par une Otoplastie :

  • Cette chirurgie intéresse aussi bien les adultes que les enfants.

 

Otoplastie

Fiches rédigées par la Société Savante de Chirurgie Plastique (SoFCPRE).

Dr Hassen BEN JEMAA est Membre de La SoFCPRE.

La SoFCPRE certifie ses membres qualifiés et compétents en Chirurgie Plastique et Esthétique

DEFINITION, OBJECTIFS ET PRINCIPES

La correction d’oreilles décollées nécessite une intervention chirurgicale, appelée « otoplastie”, visant à remodeler les pavillons jugés excessivement visibles. L’opération est habituellement réalisée sur les deux oreilles, mais peut parfois être unilatérale. Une otoplastie se propose de corriger les anomalies du cartilage présentes au niveau du pavillon de l’oreille et responsables de son aspect « décollé ». On peut schématiquement distinguer trois types de malformations qui sont souvent plus ou moins associées entre elles : – Angulation trop importante entre le pavillon de l »oreille et le crâne réalisant le vrai « décollement » ( Hélix Valgus ).

- Taille excessive du cartilage de la conque (cf. schéma) projetant l’oreille vers l’avant, ce qui accentue l’aspect décollé ( hypertrophie de la conque ).

- Un défaut de plicature des reliefs habituels du cartilage qui fait que le pavillon de l’oreille a un aspect trop lisse, comme « déplissé » ( défaut de plicature de l’anthélix ).

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L’intervention vise à corriger définitivement ces anomalies en remodelant le cartilage, de façon à obtenir des oreilles « recollées », symétriques, de taille et d’aspect naturels, permettant ainsi de mettre fin aux moqueries et autres remarques désobligeantes susceptibles d’être à l’origine de difficultés psychologiques ou de conflits scolaires.

Une otoplastie peut être réalisée chez l’adulte ou l’adolescent, mais la plupart du temps la correction est envisagée dès l’enfance où elle peut être pratiquée à partir de l’âge de 7 ans, dès lors que l’enfant en affirme le désir.

TYPE D’ANESTHESIE ET MODALITES D’INTERVENTION

Type d’anesthésie

Trois procédés sont envisageables :

- Anesthésie locale pure, où un produit anesthésique est injecté localement afin d’assurer l’insensibilité des oreilles.

- Anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile »).

- Anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.

Modalités d’hospitalisation

Habituellement l’intervention se pratique en « ambulatoire », c’est-à-dire en hospitalisation de jour, avec une sortie autorisée le jour même après quelques heures de surveillance.

Toutefois, dans certains cas, une courte hospitalisation peut être préférée. Il peut être indiqué de rester hospitalisé la nuit qui suit l’intervention.

L’INTERVENTION

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

Incisions cutanées :

Habituellement, elles sont situées uniquement dans le sillon rétro-auriculaire, c’est-à-dire dans le pli naturel situé derrière l’oreille, ou à la face postérieure de l’oreille.

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Dans certains cas, de petites incisions complémentaires seront pratiquées à la face antérieure du pavillon, mais elles seront alors dissimulées dans des replis naturels.

Il convient de remarquer qu’à aucun moment les cheveux ne sont coupés.

Dissection :

La peau est ensuite décollée en fonction des besoins afin d’accéder au cartilage.

Remodelage cartilagineux :

Le principe est de recréer ou d’améliorer les reliefs naturels par affinement et plicatures, éventuellement maintenus par de fines sutures profondes. Parfois, des sections ou des résections du cartilage sont nécessaires. Enfin, le pavillon est ramené en bonne position par rapport au crâne et est fixé par des points profonds.

Suture :

Classiquement, des fils résorbables sont utilisés ; sinon, ils devront être retirés vers le 10ème jour.

Pansement :

Il est réalisé grâce à des bandes élastiques autour de la tête afin de maintenir les oreilles en bonne position.

En fonction du chirurgien et de l’importance des malformations à corriger, une otoplastie bilatérale peut durer d’une demi-heure à une heure et demie.

APRES L’INTERVENTION : LES SUITES OPERATOIRES

Les douleurs sont habituellement modérées et, si nécessaire, combattues par un traitement antalgique et anti-inflammatoire

Dans le cas contraire, une consultation du chirurgien ou de son équipe s’impose.

Le premier pansement sera ôté entre le lendemain et le 3ème jour postopératoire. Au-delà, il sera habituellement remplacé par un autre bandage plus léger pour encore quelques jours.

Les oreilles pourront alors apparaître gonflées, avec des reliefs masqués par l’œdème (gonflement). Des bleus plus ou moins importants sont parfois présents. Cet aspect éventuel ne doit pas inquiéter : il n’est que transitoire et ne compromet absolument pas le résultat final.

Un bandeau de contention et de protection (type « bandeau de tennis ») devra être porté nuit et jour pendant une quinzaine de jours, puis uniquement la nuit pendant encore quelques semaines. Durant cette période, les activités physiques ou sportives avec risque de contact devront être évitées.

L’exposition au grand froid est déconseillée pendant au moins deux mois compte tenu du risque de gelures du fait de la diminution transitoire de la sensibilité des oreilles.

LE RESULTAT

Un délai de un à deux mois est nécessaire pour apprécier le résultat final. C’est le temps nécessaire pour que les tissus se soient assouplis et que la totalité de l’œdème se soit résorbé, laissant apparaître nettement les reliefs de l’oreille. Passé ce délai, seules les cicatrices seront encore un peu rosées et indurées avant de s’estomper.

L’intervention aura le plus souvent permis de corriger efficacement les anomalies présentes et d’obtenir des oreilles normalement positionnées et orientées, bien plicaturées, symétriques, de taille et d’aspect naturels.

Dans la grande majorité des cas, les résultats sont définitifs. Toutefois, une récidive du décollement (en principe partielle) peut éventuellement survenir à moyen terme, pouvant alors nécessiter une ré intervention.

Au total, cette intervention simple dans son principe et dans sa réalisation permet en général de corriger efficacement l’aspect inesthétique que constituent les oreilles décollées qui sont l’objet, notamment dans le cadre scolaire, de fréquentes moqueries ou remarques désobligeantes susceptibles d’être à l’origine de conflits scolaires ou de difficultés psychologiques.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Une otoplastie, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, si minime soit-il.

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical .

1)En ce qui concerne l’anesthésie , lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.

2)Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

Heureusement, les vraies complications sont très rares à la suite d’une otoplastie réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patients sont pleinement satisfaits de leur résultat.

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles :

- Saignement post-opératoire : s’il est plus important qu’une simple tache de sang sur le pansement (qui n’a rien d’inquiétant), cela peut justifie une ré intervention pour stopper le saignement à son origine.

- Le sang peut aussi ne pas s’extérioriser et donner lieu à un hématome qu’il est souvent préférable d’évacuer.

- Infection : elle est heureusement très rare grâce aux mesures d’asepsie opératoire draconiennes. Si elle survient toutefois, elle nécessite un traitement rapide et énergique afin d’éviter une atteinte du cartilage (chondrite) qui pourrait être grave

- Nécrose cutanée : exceptionnelle, elle survient parfois du fait de trouble de la circulation sur la peau très fine de la face antérieure du pavillon, en regard d’un relief cartilagineux. La cicatrisation intervient en règle grâce à des pansements locaux en laissant une petite plage cicatricielle.

- Cicatrices anormales : malgré toute l’attention portée à la réalisation des sutures, les cicatrices situées en arrière du pavillon de l’oreille peuvent être le siège d’une inflammation et d’une hypertrophie gênante, voire d’une évolution « chéloïdienne » (pérennisation de l’hypertrophie cicatricielle) dont la survenue est imprévisible et dont le traitement reste difficile. Une prévention peut être prescrite (compression ; application de gel de silicone).

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Lifting temporo-frontal ou un lifting de la queue du sourcil

Fiches rédigées par la Société Savante de Chirurgie Plastique (SoFCPRE).

Dr Hassen BEN JEMAA est Membre de La SoFCPRE.

La SoFCPRE certifie ses membres qualifiés et compétents en Chirurgie Plastique et Esthétique

DEFINITION

Le lifting temporal permet d’améliorer les stigmates du vieillissement de la région de la tempe et relever la queue du sourcil.

Le lifting temporal qui peut être réalisé isolément est, en pratique, souvent associé à une chirurgie des paupières (blépharoplastie) ou un lifting cervico-facial.

Cette chirurgie à but esthétique ne peut être prise en charge par l »Assurance Maladie.

OBJECTIFS

Cette intervention permet de traiter l’affaissement de la partie latérale du sourcil, de déplisser la patte d’oie et de mettre légèrement en tension la peau de la partie externe des paupières. Elle n’a pas pour but de modifier les traits mais de replacer les structures anatomiques, en particulier la queue du sourcil dans la position qui était la sienne quelques années auparavant.

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PRINCIPES

L’affaissement des tissus est essentiellement cutané dans cette région.

Le lifting temporal est effectué au moyen d’une cicatrice siègeant :

Soit dans les cheveux (cicatrice intra-capillaire) mais au prix d’un recul de la ligne chevelue,

Soit au ras de la ligne chevelue (cicatrice pré-capillaire) mais avec le risque d’une certaine visibilité cicatricielle.

En cas de cicatrice dans les cheveux, la peau temporale est ascensionnée en exerçant une traction sur les plans profonds.

Le geste est ainsi plus efficace et évite toute traction sur le cuir chevelu limitant le risque d’alopécie (perte de cheveux) et un important recul de la ligne d’implantation capillaire.

En cas de cicatrice pré-capillaire, choisie car la ligne chevelue est déjà assez reculée et /ou la quantité de peau à retirer importante, le décollement est sous-cutané. Seule la peau glabre (sans cheveux) est retirée et la ligne chevelue légèrement avancée.

Le lifting temporal permet de rétablir une distance entre les cils et la queue du sourcil plus harmonieuse.

Lorsqu’une chirurgie des paupières supérieures est associée, le lifting temporal permet de diminuer la résection cutanée et la longueur de la cicatrice au niveau de la paupière supérieure et surtout d’avoir un résultat plus pertinent sur les paupières supérieures.

L’intervention, pratiquée aussi bien chez la femme que chez l’homme, peut être effectuée dès 40 ans. Toutefois, elle est parfois réalisée beaucoup plus précocement, lorsque les disgrâces sont constitutionnelles (facteurs héréditaires) et non pas liées à l’âge, comme des sourcils initialement bas.

Cette technique, peut être associée à une chirurgie des paupières, comme nous l’avons déjà évoqué, mais aussi à un autre geste de chirurgie esthétique (lifting frontal ou cervico-facial, lipostructure).

A long terme, le vieillissement continu à faire son œuvre et le visage continue à subir les outrages du temps. Un entretien du visage avec des traitements spécifiques de l’épiderme (laser, lampes pulsées…) et avec des injections ( toxine botulique, produits de comblement) aide à maintenir le résultat plus longtemps. Une nouvelle intervention, souvent plus modérée peut-être parfois nécessaire.

TYPE D’ANESTHESIE ET MODALITES D’HOSPITALISATION

Type d’anesthésie

Le lifting temporal peut être réalisé sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale associée à des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie »vigile »).

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, l’anesthésiste et le chirurgien.

Modalités d’hospitalisation

L’intervention peut se pratiquer en « ambulatoire », c’est-à-dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance.

Toutefois, dans certains cas, une courte hospitalisation peut être préférable. L’entrée s’effectue alors le matin (ou parfois la veille dans l’après-midi) et la sortie est autorisée dès le lendemain.

L’INTERVENTION

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.

Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

En cas de cicatrice intra-capillaire, l’incision de 4 à 6 cm environ est entièrement cachée dans les cheveux à quelques centimètres en arrière de la ligne d’implantation capillaire et parallèle à cette dernière.

En cas de cicatrice pré-capillaire, la longueur de l’incision est fonction de la quantité de peau retirée.

A partir de l’incision, des décollements sont pratiqués dans des plans anatomiques très précis dont l’étendue est fonction entre autre de la laxité tissulaire de chaque cas.

On procède ensuite, à la remise en tension des tissus.

L’ascension de la queue du sourcil et le redrapage de la peau sont appréciés en prenant soin de conserver au visage son expression.

L’intervention peut durer entre 40 minutes et une heure pour les deux côtés.

APRES L’INTERVENTION : LES SUITES OPERATOIRES

La sortie pourra intervenir soit le soir, soit le lendemain de l’intervention lorsque d’autres interventions ont été pratiquées dans le même temps opératoire.

Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter tout effort violent.

Au cours de ces premiers jours, l’opéré(e) ne doit ni s’étonner ni s’inquiéter :

- d’un petit bourrelet cutané à la partie supérieure de la cicatrice temporale,

- d’un œdème (gonflement) qui peut être plus accentué le troisième jour que le premier,

- d’ecchymoses (bleus) dans la région,

- d’une sensation de tension douloureuse au niveau des tempes

En cas de cicatrices intra-capillaires, celles-ci ne sont pas visibles les cheveux coiffés. Les fils de suture ou les agrafes placés au niveau du cuir chevelu sont résorbables spontanément.

En cas de cicatrices pré-capillaires, celles-ci sont visibles mais seront estompées à partir du 4ème mois postopératoire par la repousse des cheveux au travers d’elles. Elles peuvent bien sûr se maquiller les premiers mois.

LE RESULTAT

Au bout de deux à trois mois, on peut avoir une bonne idée du résultat final.

L’amélioration physique s’accompagne en règle générale d’un mieux être psychologique.

Si dans les quelques années qui suivent, l’indication d’un lifting cervico-facial était posée, une nouvelle intervention au niveau temporal ne serait pas nécessaire. Des injections de toxine botulique espacées et régulières dans les fibres orbitaires du muscle orbiculaire permettent de maintenir plus longtemps le résultat en diminuant l’effet abaisseur de ce muscle sur la queue du sourcil. Par contre, le processus de vieillissement de la peau continue et l’entretien de cette dernière par des procédés médicaux et cosmétiques est tout à fait conseillé.

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Le lifting temporal bien que réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

1) En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.

Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

2) En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

Heureusement, les suites opératoires sont en général simples au décours d’un lifting temporal réalisé dans les règles, et les vraies complications sont assez rares.

En pratique, la grande majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patient(e)s sont satisfait(e)s de leur résultats.

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles :

- Un hématome nécessitant une évacuation rapide.

- Une alopécie localisée est rare et le plus souvent temporaire

- L’infection est exceptionnelle quand l’intervention est réalisée dans des conditions normales d’asepsie.

- Des lésions nerveuses, en particulier la lésion ou l’étirement de la branche temporale du nerf facial, susceptible d’entraîner une parésie peut se rencontrer mais, la récupération intervient, habituellement, en quelques mois.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Blépharoplastie

Fiches rédigées par la Société Savante de Chirurgie Plastique (SoFCPRE).

Dr Hassen BEN JEMAA est Membre de La SoFCPRE.

La SoFCPRE certifie ses membres qualifiés et compétents en Chirurgie Plastique et Esthétique

DEFINITION, OBJECTIFS ET PRINCIPES

Une blépharoplastie se propose de corriger les signes de vieillissement présents au niveau des paupières et de remplacer l’aspect « fatigué » du regard par une apparence plus reposée et détendue. Elles peuvent concerner uniquement les deux paupières supérieures ou inférieures, ou encore les quatre paupières à la fois. Les disgrâces les plus communément en cause sont les suivantes : Paupières supérieures lourdes et tombantes, avec excès de peau formant un repli plus ou moins marqué, Paupières inférieures affaissées et flétries avec petites rides horizontales consécutives à la distension cutanée, Hernies de graisse, responsables de « poches sous les yeux » au niveau des paupières inférieures ou de paupières supérieures « bouffies ».

L’intervention vise à corriger ces disgrâces de façon durable, en supprimant chirurgicalement les excès cutanés et musculaires ainsi que les protrusions graisseuses, et ce, bien sûr, sans altérer les fonctions essentielles des paupières.

L’intervention, pratiquée aussi bien chez la femme que chez l’homme, est couramment effectuée dès la quarantaine. Toutefois, elle est parfois réalisée beaucoup plus précocement, lorsque les disgrâces sont constitutionnelles (facteurs héréditaires) et non pas liées à l »âge, comme certaines « poches graisseuses

TYPE D’ANESTHESIE ET MODALITES D »HOSPITALISATION

Type d’anesthésie

Trois procédés sont envisageables :

Anesthésie locale pure, où un produit analgésique est injecté localement afin d’assurer l’insensibilité des paupières.

Anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile »).

Anesthésie générale durant laquelle vous dormez complètement.

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.

Modalités d’hospitalisation

L’intervention peut se pratiquer en « ambulatoire », c’est-à -dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance.

Toutefois, dans certains cas, une courte hospitalisation peut être préférable. L’entrée s’effectue alors le matin (ou parfois la veille dans l’après-midi) et la sortie est autorisée dès le lendemain.

L’INTERVENTION

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

Incisions cutanées :

Paupières supérieures : elles sont dissimulées dans le sillon situé à mi-hauteur de la paupière, entre la partie mobile et la partie fixe de la paupière.

Paupières inférieures : elles sont placées 1 à 2 mm sous les cils, et peuvent se prolonger un peu en dehors.

Le tracé de ces incisions correspond bien sûr à l’emplacement des futures cicatrices, qui seront donc dissimulées dans des plis naturels.

Remarque : Pour les paupières inférieures, en cas de « poches » isolées (sans excès de peau à enlever), on pourra réaliser une blépharoplastie par voie trans-conjonctivale, c’est-à-dire utilisant des incisions placées à l’intérieur des paupières et ne laissant donc aucune cicatrice visible sur la peau.

Résections : à partir de ces incisions, les hernies graisseuses inesthétiques sont retirées et l’excédent de muscle et de peau relâchés est supprimé. A ce stade, de nombreux raffinements techniques peuvent être apportés, pour s’adapter à chaque cas et en fonction des habitudes du chirurgien. Ainsi, la graisse peut ne pas être retiré mais ré-étalée pour combler un creux de cerne.

Sutures : elles sont réalisées avec des fils très fins, habituellement non résorbables (à retirer après quelques jours).

En fonction du chirurgien, du nombre de paupières à opérer, de l’ampleur des améliorations à apporter et de la nécessité éventuelle de gestes complémentaires, l’intervention peut durer d’une demi-heure à deux heures.

APRES L’INTERVENTION : LES SUITES OPERATOIRES

Il n’y a pas de véritables douleurs, mais éventuellement un certain inconfort avec une sensation de tension des paupières, une légère irritation des yeux ou quelques troubles visuels.

Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter tout effort violent.

Les suites opératoires sont essentiellement marquées par l’apparition d’un œdème (gonflement), d’ecchymoses (bleus) et de larmoiements dont l’importance et la durée sont très variables d’un individu à l’autre.

On observe parfois durant les premiers jours une impossibilité de fermer totalement les paupières ou un léger décollement de l’angle externe de l’œil qui ne s’applique plus parfaitement sur le globe. Il ne faudra pas s’inquiéter de ces signes qui sont en règle générale rapidement réversibles.

Les fils sont retirés entre le 3ème et le 6ème jour après l’intervention.

Les stigmates de l’intervention vont s’atténuer progressivement, permettant le retour à une vie socioprofessionnelle normale après quelques jours (6 à 20 jours selon l’ampleur des suites).

Les cicatrices peuvent rester un peu rosées durant les premières semaines, mais leur maquillage est rapidement autorisé (habituellement dès le 7ème jour).

Une légère induration des zones décollées peut persister quelques mois, mais n’est pas perceptible par l’entourage.

LE RESULTAT

Un délai de 3 à 6 mois est nécessaire pour apprécier le résultat. C’est le temps nécessaire pour que les tissus aient retrouvé toute leur souplesse et que les cicatrices se soient estompées au mieux.

L’intervention aura le plus souvent permis de corriger le relâchement cutané et de supprimer les hernies graisseuses, rectifiant ainsi l’aspect vieilli et fatigué du regard.

Les résultats d’une blépharoplastie sont en règle générale parmi les plus durables de la chirurgie esthétique. L’ablation des « poches » est pratiquement définitive, et ces dernières ne récidivent habituellement jamais. La peau par contre, continue à vieillir et la laxité en résultant peut, à la longue, reproduire le plissement des paupières. Pour autant, il est rare qu’une nouvelle intervention soit envisagée avant une douzaine d’années.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Une blépharoplastie, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

1) En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.

Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

2) En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’une blépharoplastie réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patient(e)s sont pleinement satisfait(e)s de leur résultat.

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles :

Hématomes : la plupart du temps sans gravité, ils doivent êtres évacués s’ils sont trop importants.

Infection : exceptionnelle lors d’une blépharoplastie, à part quelques rares micro-abcès développés sur un point de suture et facilement traités par de petits soins locaux. Une simple conjonctivite sera prévenue par la prescription habituelle de collyres les premiers jours.

Anomalies de cicatrisation : très rares au niveau des paupières où la peau, très fine, cicatrise habituellement de façon quasiment invisible, il peut toutefois arriver que les cicatrices ne soient pas, à terme, aussi discrètes qu’escompté.

Kystes épidermiques : ils peuvent apparaître le long des cicatrices, s’éliminent souvent spontanément, sinon sont faciles à enlever et ne compromettent pas la qualité du résultat final.

Troubles de la sécrétion des larmes : un larmoiement persistant est plus rare qu’un « syndrome d’œil sec » qui vient parfois décompenser un déficit en larmes préexistant.

Ptosis (difficulté à ouvrir complètement la paupière supérieure) : très rare, sauf au-delà de 70 ans où un déficit préexistant peut parfois être majoré par l’intervention.

Lagophtalmie (impossibilité de fermer complètement la paupière supérieure) : possible les tout premiers jours suivant l’intervention, sa persistance au-delà de quelques semaines ne devrait pas se rencontrer.

Ectropion (rétraction vers le bas de la paupière inférieure) : la forme majeure est rarissime au décours d’une blépharoplastie correctement réalisée. La forme mineure (« œil rond« ) survient parfois sur des paupières peu toniques soumises à une rétraction cicatricielle intempestive ; elle finit la plupart du temps par s’estomper après quelques semaines de massages pluriquotidiens destinés à assouplir la paupière.

Enfin, des cas tout à fait exceptionnels de diplopie (vision double), de glaucome (hypertension oculaire) et même de cécité après blépharoplasties, ont été rapportés dans la littérature scientifique internationale.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, où les traiter efficacement le cas échéant.

Lifting cervico-facial

Fiches rédigées par la Société Savante de Chirurgie Plastique (SoFCPRE).

Dr Hassen BEN JEMAA est Membre de La SoFCPRE.

La SoFCPRE certifie ses membres qualifiés et compétents en Chirurgie Plastique et Esthétique

DEFINITION

Il existe aujourd’hui plusieurs types de liftings qui permettent d’améliorer les disgrâces provoquées par le vieillissement du visage et du cou, soit de manière localisée, soit de manière plus étendue.

Le lifting cervico-facial est le plus fréquemment réalisé ; c’est la correction chirurgicale du vieillissement au niveau du cou, de l’ovale du visage ainsi que la partie latérale du visage depuis la région des tempes jusqu’à la région des bajoues.

Cette opération n’a pas d’action sur les paupières, ni les sourcils ni le front. La correction du vieillissement de ces derniers requière le recours à d’autres procédés médicaux ou chirurgicaux.

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OBJECTIFS

L’opération a pour but de traiter l’affaissement et le relâchement de la peau et des muscles du visage (tempes, joues, bajoues, ovale du visage) et du cou.

L’objectif d’une telle intervention n’est pas de changer la forme et l’aspect du visage. Au contraire, la simple restauration des différentes structures anatomiques de la face et du cou (peau, muscle, graisse) permet à l’opéré(e) de retrouver l’aspect qui était le sien quelques années auparavant.

PRINCIPES

Les muscles sont remis en tension, de manière à corriger leur relâchement. La peau est ensuite redrapée à la demande sur les nouveaux galbes, sans traction excessive. Cette double action permet d’obtenir un résultat naturel (car la peau n’est pas trop tirée), durable (car le plan musculaire est solide), des suites opératoires en général assez simples (la peau « marque » moins parce qu’elle est peu traumatisée, du fait de la tension et du décollement limités).

Les surcharges graisseuses éventuelles peuvent être traitées par lipoaspiration.

A l’inverse, si le visage est émacié, cet aspect peut être corrigé dans le même temps par ré- injection de graisse autologue (lipostructure).

Ainsi le visage et le cou sont en quelque sorte « reconstruits », « restructurés ».

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En revanche, les rides d’expression, les rides de la patte d’oie ou les rides péribuccales ne sont pas modifiées.

Les rides profondes sont améliorées par la tension exercée sur la peau sans jamais disparaître complètement.

L’aspect des paupières n’est pas corrigé par un lifting cervico-facial isolé.

Les incisions cutanées nécessaires sont cachées pour l’essentiel dans les cheveux (au niveau des tempes) et dans le pli naturel devant l’oreille. La cicatrice est ainsi presque entièrement dissimulée. La longueur de la cicatrice est variable d’une personne à une autre, en fonction de la correction qu’il faut apporter ; ainsi au besoin, elle peut être étendue derrière l’oreille.

Le lifting cervico-facial peut être fait dès que les signes de vieillissement apparaissent et qu’une demande de correction motivée en est formulée, généralement à partir de 40 ou 45 ans.

Cette intervention peut être associée à un autre geste de chirurgie esthétique faciale : chirurgie esthétique des paupières (blépharoplastie) ou lifting du sourcil.

Elle peut aussi être complétée par des thérapeutiques médico-chirurgicales (dermabrasion, traitement médical des rides ou sillons, injections de toxine botulique).

TYPE D’ANESTHESIE ET MODALITES D’HOSPITALISATION

Type d’anesthésie

Le lifting cervico-facial peut être réalisé sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie « vigile »).

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, l’anesthésiste et le chirurgien.

Modalités d’hospitalisation

Une hospitalisation de 24 à 48 heures est habituellement nécessaire.

L’INTERVENTION

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

L’incision est en grande partie cachée dans les cheveux et au pourtour de l’oreille.

A partir des incisions, un décollement est fait sous la peau ; son étendue est fonction de chaque cas, notamment de l’importance du relâchement des tissus.

On procède ensuite à la remise en tension du plan musculaire, extrêmement précise et dosée, afin de corriger l’affaissement, tout en conservant au visage son expression.

En fonction des cas, cette opération peut être associée à une liposuccion du cou et de l’ovale du visage ou au contraire une lipostructure (réinjection de graisse) dans les sillons profonds et les volumes graisseux fondus.

La peau est alors redrapée naturellement, l’excédent cutané supprimé, les sutures faites sans tension.

En fin d’intervention, la plupart des chirurgiens réalisent un pansement qui fait le tour de la tête.

En fonction du chirurgien, de l’importance des corrections à apporter et des gestes éventuellement associés, l’intervention peut durer de deux à trois heures.

APRES L’INTERVENTION : LES SUITES OPERATOIRES

La sortie pourra intervenir soit le lendemain, soit le surlendemain de l’intervention.

Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter tout effort violent.

Au cours de ces premiers jours, l’opéré(e) ne doit ni s’étonner ni s’inquiéter :

- d’un œdème (gonflement) qui peut être plus accentué le deuxième jour que le premier,

- d’ecchymoses (bleus) dans la région du cou et du menton,

- d’une sensation de tension douloureuse surtout autour des oreilles et du cou.

Ces ecchymoses et ces œdèmes disparaissent en moyenne dans les 2 semaines postopératoires.

Au bout du premier mois, le gonflement a en général presque disparu. Mais il persiste une légère induration des zones décollées, plus palpable que visible. Les oreilles et les joues ne retrouvent leur sensibilité normale qu’un ou deux mois plus tard.

Parfois, on peut observer, pendant plusieurs semaines après l’intervention, une sensation d’inconfort, de tension des tissus, de pesanteur un peu désagréable, pouvant durer plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Les cicatrices sont cachées en avant et en arrière par les cheveux. La seule zone légèrement visible, en avant de l’oreille, peut être temporairement masquée par la coiffure ou le maquillage.

Schématiquement on est :

- au cinquième ou sixième jour, présentable pour les intimes,

- vers le huitième jour, présentable pour ses amis,

- mais pour paraître devant les personnes dont on veut qu’elles ignorent l’opération, il est nécessaire de prévoir deux à trois semaines, en l’absence de complications.

LE RESULTAT

Au bout de deux à trois mois, on peut avoir une bonne idée du résultat définitif. Mais les cicatrices sont encore un peu rosées et indurées et ne s’atténuent que vers le sixième mois.

Grâce aux progrès accomplis et à une grande minutie technique, on obtient le plus souvent un effet de rajeunissement appréciable, qui reste toutefois très naturel : le visage n’a pas un aspect « chirurgical » et a retrouvé approximativement les traits qui étaient les siens huit ou douze ans auparavant, ce qui donne globalement un aspect reposé, détendu et rafraîchi.

Cette amélioration physique s’accompagne en règle générale d’un mieux être psychologique.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

A long terme, le lifting cervico-facial a permis de lutter contre les outrages du temps, mais le vieillissement continue à faire son œuvre et l’on peut éventuellement envisager une nouvelle intervention à type de lifting au bout d’une dizaine d’années.

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Le lifting cervico-facial, bien que réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

1) En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un conteste réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.

Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

2) En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

Heureusement, les suites opératoires sont en général simples au décours d’un lifting cervico-facial réalisé dans les règles, et les vraies complications sont assez rares.

En pratique, la grande majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patient(e)s sont satisfait(e)s de leur résultats.

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles :

- Un hématome nécessitant une évacuation rapide.

- Une nécrose cutanée localisée, responsable d’un retard de cicatrisation (le risque en est très accru par l’intoxication tabagique).

- L’infection est exceptionnelle.

- Des lésions nerveuses, en particulier la lésion d’une branche du nerf facial, susceptible d’entraîner une parésie, voire une paralysie faciale sont tout à fait exceptionnelles et les séquelles de telles complications disparaissent le plus souvent en quelques mois.

- Des cicatrices anormales, hypertrophiques voire chéloïdes, d’apparition et d’évolution imprévisibles, peuvent compromettre l’aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux spécifiques souvent longs.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

La Rhinoplastie

Fiches rédigées par la Société Savante de Chirurgie Plastique (SoFCPRE).

Dr Hassen BEN JEMAA est Membre de La SoFCPRE.

La SoFCPRE certifie ses membres qualifiés et compétents en Chirurgie Plastique et Esthétique

DEFINITION, OBJECTIFS ET PRINCIPES

L’intervention se propose de modifier la forme du nez (soit en partie, soit dans son ensemble) et vise aussi parfois à corriger d’éventuels problèmes de respiration nasale. L’intervention vise à remodeler le nez pour l’embellir. Il s’agit de corriger spécifiquement les disgrâces présentes, qu’elles soient congénitales, consécutives à un traumatisme, ou dues au processus de vieillissement. Le but est d’obtenir un nez d’aspect naturel, s’harmonisant dans ses rapports avec les autres traits du visage, convenant à la psychologie et à la personnalité du patient, et répondant aux demandes de ce dernier. Le principe est, à partir d’incisions dissimulées, de remodeler l’os et le cartilage qui constituent l’infrastructure solide du nez et lui confèrent sa forme particulière. La peau recouvrant le nez devra se réadapter et se redraper grâce à son élasticité sur cette charpente ostéo-cartilagineuse qui a été modifiée. Ce dernier point souligne l’importance de la qualité de la peau dans l’obtention du résultat final.

Lorsqu’une obstruction nasale gênant la respiration existe, elle sera traitée dans le même temps opératoire, qu’elle soit due à une déviation de la cloison ou à une hypertrophie des cornets (formations présentes dans les fosses nasales).

L’intervention, pratiquée aussi bien chez la femme que chez l’homme, peut être effectuée dès la fin de la croissance, c’est-à-dire à partir d’environ 16 ans.

Une rhinoplastie peut être réalisée isolément ou être associée, si nécessaire, à d’autres gestes complémentaires au niveau de la face, en particulier à une génioplastie (modification du menton), parfois réalisée dans le même temps opératoire pour améliorer l’ensemble du profil (profiloplastie).

TYPE D’ANESTHESIE ET MODALITES D’HOSPITALISATION

Type d’anesthésie

Habituellement l’intervention se pratique sous anesthésie générale. Toutefois, dans certains cas, une anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie « vigile ») pourra suffire.

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.

Modalités d’hospitalisation

L’intervention peut se pratiquer en « ambulatoire », c’est-à-dire en hospitalisation de jour avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance. Toutefois, selon les cas, une courte hospitalisation peut être préférable. L’entrée s’effectue alors le matin (ou parfois la veille dans l’après-midi) et la sortie est autorisée dès le lendemain ou le surlendemain.

L’INTERVENTION

Chaque chirurgien adopte des procédés qui lui sont propres et qu’il adapte à chaque cas pour corriger électivement les défauts en présence et obtenir les meilleurs résultats. Il est donc difficile de systématiser l’intervention. Toutefois, on peut en retenir des principes de base communs :

Incisions :

La plus grande partie de l’incision est dissimulée dissimulées à l’intérieur des narines.

Pour les chirurgiens pratiquant la rhinoplastie « ouverte » (permettant de découvrir l’infrastructure nasale), une petite incision externe est associée ; elle se trouve dans la columelle (pilier séparant les deux narines). Cette cicatrice placée dans une zone d’ombre n’est pas visible à long terme.

Par ailleurs, si on décide de réduire la taille des narines, une incision à la base des ailes du nez est requise.

Rhinoplastie1

Dissection :

A partir de ces incisions, la charpente osseuse et cartilagineuse va être isolée en décollant la peau qui la recouvre à l’extérieur et la muqueuse qui la tapisse à l’intérieur.

Rectifications :

L’infrastructure ostéo-cartilagineuse ainsi dégagée peut alors être refaçonnée selon le programme établi. Cette étape fondamentale peut mettre en œuvre une infinité de procédés dont le choix se fera en fonction des anomalies à corriger et des préférences techniques du chirurgien. On pourra ainsi rétrécir un nez trop large, réaliser l’ablation d’une bosse, corriger une déviation, affiner une pointe, raccourcir un nez trop long, redresser une cloison.

Parfois, des greffons cartilagineux ou osseux seront utilisés pour combler une dépression, soutenir une portion du nez ou améliorer la forme de la pointe. Ces greffons, sont le plus souvent prélevés sur le cartilage de la cloison, plus rarement et surtout pour les « nez ethniques » le recours à un cartilage prélevé derrière l’oreille ou sur une cote est nécessaire.

Rhinoplastie2

Suture :

Les incisions sont refermées avec de petits fils, le plus souvent résorbables.

Pansements et attelles :

Les fosses nasales peuvent être méchées avec différents matériaux absorbants. Un pansement modelant est souvent réalisé à la surface du nez à l’aide de petites bandelettes adhésives. Enfin, une attelle de maintien et de protection, en plâtre ou en matière plastique ou métallique, est moulée et fixée sur le nez, pouvant parfois remonter sur le front.

En fonction du chirurgien, de l’ampleur des améliorations à apporter, et de la nécessité éventuelle de gestes complémentaires, l’intervention peut durer de 45 minutes à deux heures.

APRES L’INTERVENTION : LES SUITES OPERATOIRES

Les suites sont rarement douloureuses et c’est plutôt l’impossibilité de respirer par le nez (du fait de la présence des mèches ou des drains) qui constitue le principal désagrément des premiers jours.

On observe, surtout au niveau des paupières, l’apparition d’un œdème (gonflement) et parfois d’ecchymoses (bleus) dont l’importance et la durée sont très variables d’un individu à l’autre.

Il est recommandé de se reposer et de ne faire aucun effort les jours suivant l’intervention.

Les mèches ou les drains sont ôtés entre le 1er ou le 2ème jour postopératoire. L’attelle est retirée entre le 5ème et le 8ème jour, où elle sera parfois remplacée par une nouvelle attelle plus petite pour encore quelques jours.

Le nez apparaîtra alors encore assez massif du fait de l’œdème et une gêne respiratoire sera encore présente, due au gonflement de la muqueuse et à la formation possible de croûtes dans les fosses nasales.

Les stigmates de l’intervention vont s’atténuer progressivement, permettant le retour à une vie socioprofessionnelle normale après quelques jours (10 à 20 jours selon l’ampleur des suites).

Les sports et activités violentes sont à éviter le premier mois.

LE RESULTAT

Un délai de deux à trois mois est nécessaire pour avoir un bon aperçu du résultat, en sachant que l’aspect définitif ne sera obtenu qu’après six mois à un an de lente et subtile évolution.

Ce résultat est, le plus souvent, conforme aux désirs du patient et assez proche du projet établi en préopératoire.

L’intervention apporte une amélioration morphologique et esthétique le plus souvent tout à fait appréciable, ainsi qu’un bénéfice psychologique non négligeable.

Les modifications apportées par une rhinoplastie sont définitives, et seules surviendront des modifications mineures et tardives en rapport avec le processus naturel de vieillissement (comme pour un nez non opéré).

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Une rhinoplastie, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
1)En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
2)En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.
Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’une rhinoplastie réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patients sont pleinement satisfaits de leur résultat.

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles :

-Saignements : ils sont possibles les premières heures mais restent habituellement très modérés. Quand ils sont trop importants, cela peut justifier un nouveau méchage plus poussé, voire une reprise au bloc opératoire.

-Hématomes : ils peuvent nécessiter une évacuation s’ils sont volumineux ou trop douloureux.

-Infection : malgré la présence naturelle de microbes dans les fosses nasales, elle est très rare. Le cas échéant, elle justifie rapidement un traitement approprié.

-Cicatrices inesthétiques : elles ne peuvent concerner que les cicatrices externes et ne sont que très rarement disgracieuses au point de nécessiter une réintervention chirurgicale.

-Atteintes cutanées : bien que rares, elles sont toujours possibles, souvent par le fait de l’attelle nasale. Les simples plaies ou érosions cicatrisent spontanément sans laisser de traces, contrairement aux nécroses cutanées, heureusement exceptionnelles, qui laissent souvent une petite plage cicatricielle.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requise pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

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Clinique LES JASMINS,
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